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A l'aveuglette [PV Lucrécia]

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Destinée
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MessageSujet: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Dim 20 Nov - 15:49:42

Sous la sombre couverture de nuages noirs et épais, et sous les branches pendantes des arbres morts du marais, un petit groupe hétéroclite faisait clapoter la boue contre ses chaussures. Azael, le souriant meneur du quatuor, avait recommandé la plus grande discrétion à leur départ, mais y avait renoncé dès leurs premiers pas dans le marais, dans un éclat de rire moquant sa propre bêtise. C’est pourquoi désormais, chacun avançait en plein barouf de bruits de succion, de jurons furieux et de plaintes.

- Par Angélique, quelle puanteur !

S’exclama Malfor, un grand gaillard blond aux accents du nord. Le mastodonte était en sueur, après seulement quelques heures de trajet. Maladroit et lourdaud, il avait eu plus de mal que le reste du groupe à progresser dans les marécages.

- Vous trouvez ? Moi, je trouve à cette odeur des nuances à la fois rances, chaleureuses et nostalgiques… Elle me rappelle les bordels de ma cité.

Répondit Azael d’un ton léger. Lui aussi avait le cheveu blond, mais ses traits étaient délicats, et sa carrure était fine. Il était le moins agile après Malfor ; cependant, le bandeau noué devant ses yeux excusait sa lenteur.

*Beeeeurg !*

Mia, la jeune femme-chat qui guidait Azael par le bras, vomit bruyamment devant ce dernier. Ses sens aiguisés de félin souffraient davantage des reflux du marais. Azael lui tapota gentiment le dos en gloussant :

- Oui, c’était parfois la réaction des novices à leur première venue. Me voila comme chez moi !

Malfor se retourna, arrêtant momentanément le groupe.

- Merde, Azael… De quelle cité tu viens, mon vieux ?

- Du Valnor.

Un silence incrédule fit écho à la déclaration d’Azael, avant que Malfor ne dise tout haut ce que chacun pensait :

- Ils ont des aveugles, au Valnor ? Je veux dire : les handicapés, ils survivent la bas ?

Salazar, un pirate brun à la barbe soigneusement taillée, leva les yeux au ciel. Le tact n’était pas le point fort de Malfor.

- Je suppose que non… Je n’en ai jamais vu un seul !

Riant de sa propre plaisanterie, Azael reprit sa marche, laissant le reste du groupe décontenancé. Mia, qui était supposée lui prendre le bras pour l’accompagner, le rejoignit dans un sursaut, l’air amusé et sa queue de chat fouettant joyeusement l’air.

Les aventuriers virent à peine la nuit tombée : de sombres, les marais devinrent sombres. La nuance était subtile. Ils s’arrêtèrent néanmoins pour manger et se reposer. Mia ayant joué avec les serpents rencontrés tout au long de leur chemin, chacun eut un morceau de reptile lacéré pour le repas. Lorsque tous l’eurent englouti, Azael se proposa pour le premier tour de garde. Comme le jeune homme souriait constamment, il était difficile de déterminer si sa proposition était sérieuse - d’autant plus qu’il était impossible de discerner l’expression de son regard derrière son bandeau. En définitive, Salazar ignora dédaigneusement l’aveugle, et se leva pour remplir le tour de garde.

"Oh, quels yeux magnifiques ! La couleur, et ces reflets changeants ! Je n’en ai jamais vu de tels ! Dis, petit garçon... Tu me les donnerais ?"

Azael s’éveilla en sursaut au beau milieu de la nuit. Il haussa haut les sourcils, et sourit doucement.

- Mia ? Vous vouliez quelque chose ?

La femme-chat, suspendue à une branche par les griffes, l’observait la tête en bas. Elle inclina la tête sur le côté, les oreilles dressées.

- Azael ne voit pas. Comment sait-il ? Je surveille, je regarde. Je vois qu’il semble voir… Des fois. Et d’autres non.

- Je vous sens, je vous entends… Le sens que je n’ai plus est compensé par les autres. Voulez-vous être relayée ?

Mais la femme-chat ne s'intéressait déjà plus à lui, et chassait un gros papillon de nuit. Azael se rendormit.

Le groupe se remit en chemin aux aurores. La journée s’annonçait comme la précédente : Malfor trébuchait, jurait, râlait. Azael riait, plaisantait, prenait tout avec légèreté. Mia le guidait, se laissait distraire et s’en allait jouer avec telle ou telle créature, revenait à lui d’un air coupable. Salazar ne disait mot, lançait des regards noirs, restait alerte.
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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Lun 21 Nov - 22:33:30





En file indienne, le quatuor avançait péniblement, la vase leur montant jusqu’aux genoux. Les bandes boueuses étaient moins infestées de sangsues que les eaux mais rendaient la marche difficile. Sur ce terrain mou le plus gros risque était les tourbières cachées. Véritables sables mouvants dont l’étreinte compressait ses proies avec force, refusant de les lâcher.  Les arbres morts et les racines des palétuviers géants étaient ce que le marais proposait de plus sec, mais les premiers étaient trop vermoulus et les secondes abritaient toutes sortes de bestioles venimeuses. Sans compter que leurs bois, à l’un comme l’autre, étaient extrêmement glissants, compliquant toutes progressions. Quelque soit le chemin emprunté le voyageur devait fatalement traverser les étendues d’eaux poisseuses qui composaient le plus grand pourcentage des lieux. Des tapis de brumes plus ou moins grands flottaient ça est là un peu partout dans le marais, lévitants à quelques centimètres du sol ou des eaux insondables.

Une bulle de la taille d’un ballon de baudruche gonfla et éclata tout près de Malfor, libérant un gaz toxique et nauséabond. Tandis qu’au loin, vers la droite, le plus alerte du groupe put voir une lueur vacillante. Les lueurs des marais étaient souvent dangereuses. Nombres d’histoires parlaient de feux-follets perdant les voyageurs ou les guidant vers des pièges mortels. Mais cela pouvait aussi être le signe qu’ils cherchaient. Le groupe aurait a franchir une étendue d’eau pour rejoindre la rive boueuse où semblait stagner la lueur. Mais pouvait aussi l’ignorer et poursuivre sa route en s’en éloignant. Droit devant le chemin semblait plus praticable et mener à une bande de terre plus sèche.


Dé du destin :
1 : Le gaz étourdi Malfor pour un court instant
2 : Le gaz intoxique légèrement Malfor qui tousse du sang pendent quelques temps
3 : Le gaz empoisonne Malfor dont la vision devient extrêmement floue pour 5 tours
4 : Le gaz empoisonne Malfor qui subit tremblements et fièvre
5 : Le gaz empoisonne gravement Malfor dont les forces ne vont cesser de s’affaiblir
6 : Malfor ne respire pas du tout le gaz ou pas assez pour en subir le moindre effet



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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Mar 22 Nov - 15:33:09

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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Dim 27 Nov - 17:26:57

Surpris par l’arrêt soudain de Malfor, Salazar percuta ce dernier de plein fouet. Le colosse tomba en battant des bras, et se retrouva à quatre pattes dans l’eau poisseuse, ses longs cheveux blonds dégoulinants. Manquant de le rejoindre, Salazar retrouva l’équilibre de justesse. Passée la stupeur, son visage recouvra une expression dédaigneuse. Il posa son regard sur Malfor.

- Pff… Imbécile.

L’enjambant sans plus de cérémonie, il prit la tête de la file. Malfor eut un instant d’incrédulité avant de se relever tant bien que mal. Furieux, il rejoignit le pirate et lui repoussa l’épaule pour le forcer à se retourner, l’aspergeant d’eau fétide au passage.

- Hey ! C’est quoi ton problème ?! T’as un truc à dire ?

Un peu plus loin, Azael, qui suivait l’altercation et hésitait à intervenir, sentit la pression de la main sur son bras s’estomper. La femme-chat filait à droite. Azael avait l’habitude des escapades précipitées de Mia, mais elle n’allait jamais très loin, et se laissait surtout distraire par les créatures dont les mouvements excitaient sa vision féline.

- Je ne sais pas… Il y en aurait que ton esprit lent de barbare serait capable de comprendre ?

- Messieurs…

Tenta vainement d’appeler Azael en approchant comme il pouvait de ses comparses.

- P’têtre pas, mon vieux… P’têtre qu’on devrait parler à la manière des barbares ? Peut-être que mon poing sur ta figure c’est plus communicatif ?

- Messieurs…!

Salazar eut un petit gloussement rauque.

- Peut-être… En serais-tu capable sans te vautrer sous la boue ?

Les deux hommes réagirent comme un seul. Malfor, le bras élancé en arrière pour frapper plus fort vers le visage de Salazar. Salazar, une dague sortie de son manteau et brandie vers Malfor. Avant qu’aucun coup ne s’abatte, tous deux furent immobilisés. Stupéfaits, les deux larons tournèrent la tête. Azael, une main autour du poignet de Malfor, l’autre autour de celui de Salazar, s’efforçait de les tenir en respect.

- Mia s’est enfuie… Loin, cette fois. Nous devons la retrouver.

Il libéra les deux hommes de sa prise, et indiqua la direction dans laquelle la femme-chat s’était aventurée. Pris de court par l’intervention physique et étrangement précise de l’aveugle, Malfor et Salazar obéirent sans attendre. Salazar en tête, ils filèrent vers la droite à toutes jambes, aussi vite que le permettait le parcours marécageux. Derrière, Azael perdit de son assurance.

- Euh… Les amis...?!

Comprenant qu’aucun des deux ne penserait à revenir en arrière le guider, le pauvre Valnorien entreprit fébrilement d’avancer à tâtons.

- MALFOR  !!! SALAZAR !!!
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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Mar 29 Nov - 1:05:29





Avec une bonne longueur d’avance, Mia rejoint l’autre rive la première. Son agilité féline lui ayant permit de traverser facilement. L’autre rive était tout aussi boueuse que la première, mais couverte de roseaux et d’herbes des marais. Le sol ici ne s’enfonçait que jusqu’aux chevilles, ce qui était tout de même un mieux.  Devant la femme chat, une vieille arcade de pierres se dressait usées par le temps. Sous l’arcade, le vestige d’une route aussi mal vieillit s’éloignait de la structure. Mais pas pour aller bien loin car après trois-quatre mètres les pavés de pierres laissaient de nouveau place a la boue. C’est en plein milieu de cette route, juste un mètre derrière l’arcade, que brûlait un large braséro de fer noir.

Le pirate et le viking se jetèrent à l’eau de concert, nageant vigoureusement. Mais bien que dépourvue de courants, l’eau du marais n’en était pas moins traitresse. Les plantes aquatiques s’emmêlaient parfois aux chevilles, et il n’était pas toujours facile de s’en dépêtrer. De plus, la traversée de Mia avait attiré du monde. Seulement la femme chat avait traversé trop vite et les crocodiles d’abord à sa poursuite se tournèrent vers les deux gaillards. Cinq en tout, mais assez loin pour que les hommes puissent traverser. S’ils ne perdaient pas de temps.

Les gros reptiles étant distraits par ses deux compères, Azael n’avait pour l’instant que les sangsues pour prédateurs. Opportunité pour lui  de traverser. Mais sa cécité restait peut-être un handicape.

Dé du destin:
 


Si au moins trois personnes approche du brasero:
 








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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Dim 4 Déc - 9:13:24

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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Dim 4 Déc - 15:07:15

Le feu du brasero brillait dans les yeux déçus de la femme chat perchée sur l’arcade. Ce n’était que ça, la lueur qui bougeait, bougeait, appelait un coup de griffes ? Ce n’était pas griffable. C’était assez agréable, ceci dit. Mais elle n’allait tout de même pas délaisser son rôle auprès de l’humain-qui-voyait-sans-yeux pour un peu de chaleur. Sa race n’avait qu’une parole, et quand l’un des siens acceptait une mission, c’était pour de bon. Elle se retourna avec fierté pour regarder l’humain-sans-yeux qu’elle avait si bien guidé jusque là. Un sursaut lui hérissa le poil lorsqu’elle réalisa qu’aucun humain sans-yeux ne pointait le bout de sa silhouette derrière elle. Horreur ! D’un bond, elle fila en sens inverse.

Les deux hommes s’arrêtèrent comme un seul homme face à l’eau marécageuse. Chacun tourna la tête vers l’autre, et croisant son regard plein de défi, plongea sans plus hésiter. Salazar nageait en mouvements gracieux et rapides, mais Malfor avait l’avantage de la force et de l’endurance ; ils avançaient au coude à coude.

- Eurgh !

Malfor jeta un oeil en arrière. Salazar tirait et s’ébattait dans l’eau, incapable d’avancer. Le bougre avait dû s’enliser dans une plante. Un sourire mauvais aux lèvres, Malfor lui fit un petit salut de la main.

- Héhé ! Et c’est qui l’imbécile maintenant ?

Un mouvement un peu plus loin balaya son sourire pour laisser placer à une expression de dépit. Salazar cessa de se débattre et se tourna à son tour. Les formes écailleuses qui ondulaient à la surface trahissaient au moins cinq prédateurs reptiliens en chasse. De son côté, Malfor avait repris sa nage effrénée.

- Fils de p…

Salazar siffla un juron, et tira de plus belle pour se dégager des plantes qui le retenaient prisonnier. En vain. Il plongea alors sous l’eau, sa dague à la main, et entreprit de couper les plantes à sa cheville à la hâte. Les prédateurs se rapprochaient dangereusement. Les tiges cédèrent. Ils n’étaient plus qu’à dix mètres. Salazar émergea. Il nageait aussi vite qu’il le pouvait, mais les reptiles derrière lui étaient bien plus à l’aise et rapides dans ces eaux. L’un était à ses pieds. Dans un revirement desespéré, il tenta de poignarder l’animal qui ouvrait une gueule béante.

*Shhhlac !*

Une flèche dans le corps, le crocodile rugit. Sa gueule claqua vers Salazar. Le pirate esquiva maladroitement, éclaboussant tout autour de lui.

*Shhhlac !*

A bout de souffle, Salazar écarquilla les yeux face à la bête abattue. La flèche avait sifflé tout près de son oreille. Sur la rive opposée, Malfor redirigeait son arc de chasse. Entre les gros poings du nordique à l’apparence presque bestiale, l’arc orné d’entrelacs travaillés semblait déplacé. Mais l’expertise du barbare démentait clairement cette impression. A chaque sifflement, une flèche frappait un crocodile. Salazar put rejoindre la rive sain et sauf, à l’exception de son orgueil blessé. Malfor rangea son arc avec un petit air supérieur. A cet instant, des bruits de pas les interpellèrent. Malfor ouvrit les bras en signe de bienvenue.

- Mia !

Mais la jeune femme l’ignora superbement et bondit d’un cadavre de crocodile flottant à l’autre, puis dans l’eau en poussant un feulement agacé, avant de regagner la rive qu’ils venaient de traverser. Alors qu’apparaissait un Azael tout crotté et les cheveux en bataille; Mia atterrissait avec grace auprès de lui et lui prenait le bras avec dignité, comme si elle ne l’avait jamais quitté. L’aveugle sourit. Il avait de la boue des pieds au visage, et en particulier sur les mains, jusqu’aux avant-bras. Il ne paraissait nullement surpris de la poigne soudaine autour de son bras, et semblait même conscient de la présence de ses deux autres compagnons.

- Devrions-nous continuer au devant ?

Mia haussa les épaules.

- Feu.

Sur l’autre rive, Salazar et Malfor étaient réticents à traverser, et attendaient une décision. Alors qu’Azael restait pensif, Malfor hasarda :

- Quittes à inspecter les marécages au hasard, autant le faire les miches au chaud, non ?

Le pirate fronça les sourcils.

- S’il y a un feu, il y a ceux qui l’ont allumés. Je n’ai aucune confiance en ce qui pourrait vivre ici.

- Ben… C’est p’têtre bien celui qu’on cherche. Ou des voyageurs en quête, comme nous.

Trempé, quoique pas autant que Salazar, Malfor désespérait de trouver une source de chaleur. Dans l’attente d’ordres, Mia pencha la tête vers Azael.

- Allons voir.

L’aveugle traversa l’eau la main à l’épaule de Mia, qui feulait férocement dans l’eau et hérissait le poil en grimaçant. A la sortie de sa traversée, il fixa longuement la route, et ordonna :

- Avancez armes tirées, je vous prie.

Salazar et Malfor eurent l’air intrigués, mais s’exécutèrent ; Salazar emplit son étrange arme de métal d’une poudre noire, et Malfor sortit son arc. Mia, elle, sortit les griffes d’une main, l’autre guidant toujours Azael. Ce dernier ne tira aucune arme. Lorsque le groupe approcha, les préventions exigées par Azael s’avérèrent justifiées….
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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Dim 4 Déc - 15:10:46

Premier dé, pour désigner :

1 -2/ Malfor
3-4/ Salazar
5/ Mia
6/ Azael

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Deuxième dé, pour action :

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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Dim 4 Déc - 15:31:55

La flèche toucha l’épaule de Malfor avant qu’il n’ait vus arriver les Sauriens. Prompt, Salazar tira aussitôt sur celui d’entre eux qui l’avait blessé. Mia rugit et poussa Azael à l’abri derrière un arbre, tandis qu’elle même bondissait sur une branche, toutes griffes sorties. Malfor, dont l’épaule saignait, rangea son arc et tira une épée courte de son autre bras. Pendant un instant, les Sauriens se mettent à parler dans une langue inconnue et, Salazar et Malfor hésitent à attaquer. Une voix calme tranche la question :

- Tuez-les tous.

Les décisions d’Azael étaient des ordres. Agile et rapide, Mia sauta de branche en branche pour contourner l’un des archers et plonger dans son dos. Son arme vidée au premier coup, Salazar jeta son pistolet et sortit son épée pour parer les lances. Malfor fit de même avec son épée courte.
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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Jeu 8 Déc - 23:21:03




Marchant sur la terre interdite, des humains s’étaient approchés du feu sacré. Aucun étranger n’était autorisé a venir si près du temple du dieu serpent ! Et pour leur insulte, ces intrus devaient êtres punis ! L’un des archers sauriens toucha un humain à l’épaule. Ces êtres fragiles, peu adaptés à la survie dans le marais, avaient la peau fragile et une chair bien tendre. Ils étaient également peu résistant au poison, et le venin de la flèche n’allait pas mettre longtemps avant de l’engourdir, puis paralyser progressivement ses membres. Sortant de leur état de camouflage, les sauriens pensèrent leur victoire acquise. Qu’allaient-ils faire de ces humains ? Les tuer ou les manger ? Mais les humains se montrèrent plus fourbes que prévu. L’un d’eux se servit d’une arme étrange, d’allure inoffensive, qui cracha le tonner et fit voler en éclat les écailles pectorales d’un archer. La surprise donna aux humains le temps de s’organiser et deux d’entre eux se cachèrent. Mais leur cachette fut vaine, les sauriens pouvaient voir les signatures thermiques.

L’archer blessé n’était plus en état de se battre, mais le second fouetta l’air d’un puissant coup de queue, tentant de frapper la femelle qui essayait de le prendre a revers. La femelle était plus agile et se déplaçait très vite, mais les attaques du saurien étaient aussi vives qu’une morsure de serpent.

Salazar et Malfor affrontèrent chacun un saurien lancier. Les armes des hommes-lézards étaient primitives et mal aiguisées, mais imprégnées d’un poison identique a celui de la flèche. Le troisième lancier quant a lui se dirigea vers Azael. Avançant prudemment, il s’attendait a un quelconque tour, lorsqu’il s’immobilisa soudain. Tous les sauriens se dégagèrent du combat, brusquement perturbés, et un énorme T-Rex sortit aussitôt des brumes ! Sous la force de son rugissement les sauriens valides se dispersèrent, abandonnant leur blessé.

Dé du destin:
 



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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Ven 9 Déc - 9:07:59

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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Mer 14 Déc - 16:27:30

Azael fit mine de se racler la gorge, et pointa un doigt en direction de la brume, pour prévenir le Saurien de l’énorme ennemi qui approchait. Le Saurien décampa aussitôt. Azael sourit.

- C’est bien ce que je pensais.

- Azael ! Mia est à terre, Malfor est empoisonné, et y a un putain de lézard géant qui arrive  ! Qu’est-ce qu’on fait ?

En effet, Malfor avait fait tomber son épée, et sa main engourdie ne parvenait pas à refermer les doigts sur la garde. Les yeux de Salazar passaient de ses camarades au T-rex. Il semblait pétrifié par l’indécision. Il avait ramassé son pistolet, mais celui-ci était vide.

- Invite notre nouvel ami à se joindre à nous ; essaie de ne pas le tuer. Malfor, si tu le peux, porte Mia. Fuyez vers l’Ouest, je vous retrouve dans un instant.

Les deux hommes regardèrent leur meneur comme s’il était devenu fou. Salazar fut le premier à prendre ses jambes à son cou, son otage saurien désarmé à moitié appuyé sur son épaule, et menacé par sa dague fétiche. Malfor lança à Azael un regard incertain, avant de se décider à partir avec Mia. Azael dénoua le bandeau autour de sa tête.

Lorsqu’il ouvrit les paupières, des yeux -sans pupilles ni iris- fixèrent le dinosaure. Les deux globes étaient rouge sang, et comme constitués d’une matière ni tout à fait vaporeuse ni tout à fait liquide, qui se mouvait continuellement en filaments sinueux. Ils fixaient le dinosaure, quoi qu’il n’en voyaient que des flux sanguins, mais aussi un plan élémentaire accessible à nul autre oeil. C’était un néant pourpre de sols veineux et d’horizons carmins. Les nuances de rouge étaient subtiles, et la limite entre le ciel et le sol ne se distinguait qu’à peine.

Azael était au centre d’un cercle de runes. Dans cette annexe dimensionnelle dédiée au sang, tout ce qu’il avait emmagasiné et créé se retrouvait intact. Il se décida en une fraction de seconde.

- Feylow !

Un grondement sourd répondit à son appel. Dans la dimension rouge, comme sur le plan neutre de Calypta. Puis, une secousse fit trembler les marais. Azael renoua le bandeau autour de ses yeux, quittant le plan sanguin. Se faisant, il perdit l’équilibre lors d’une secousse plus violente. Les marais grognaient, son sol traitre s’effondrait entre le T-rex et le mage de sang. Des tentacules verts aux épines rouges émergèrent de part et d’autres, puis deux gros yeux globuleux et éloignés l’un de l’autre, et enfin une énorme tête rose chair. Elle était dotée d’une autre paire d’yeux globuleux, en-dessous des deux premiers, et d’une machoire longue qui claquait sur des dents acérées. La bête semblait un mélange monstrueux d’animaux dépecés et de plantes, avec ses griffes épineuses au bout de pattes broussailleuses et épaisses comme des troncs. Quand elle émergea complètement des marais, libérée du plan sanguin, elle ouvrit grand la machoire. Un rire hystérique s’en échappa.

- Ihihihahaha huhuhihi ! Aaaaahahahaaaaa !

Et elle attaqua. De longues tiges épineuses fouettaient l’air comme un martinet, fondaient sur le reptile. D’autres émergeaient du sol, et tentaient de s’enrouler autour de ses pattes, de monter sur lui tandis que la gueule approchait en claquant.

Le front humide de sueur sous les couches de boue dont il était recouvert, Azael laissa passer un léger vertige, et se releva. Il prit la direction empruntée par ses comparses, et avança à tatons. Feylow se chargerait seule du dinosaure. Et si elle n’était pas de taille -ce qui serait bien une première-, au moins le retiendrait elle assez pour lui permettre de s’esquiver.

Le trio et leur otage n’étaient pas allés très loin. Après un quart d’heure de course, ils s’étaient arrêtés près d’un gros tronc tombé. Malfor avait réveillé Mia d’une flaque d’eau croupie au visage, et s’était assis contre l’arbre mort pour reposer ses membres engourdis tandis que Mia hurlait de surprise. De son côté, Salazar tenait l’otage en respect du bout de sa lame empoisonnée. Il le secoua de la main qui le retenait, et lui demanda d’un ton méprisant :

- Hey, le sac à main. Tu parles notre langue ?

Mia s’ébroua, et ses grands yeux de félins s’agrandirent.

- Azael est où ?

- Il arrive, ma belle, il arrive.

Lui répondit Malfor d’un ton confiant. Il n’avait pas la moindre idée de ce qui avait pris à l’aveugle de vouloir affronter seul le dinosaure. Mais il avait dû payer cette folie de sa vie, et la mission s’arrêtait là. Il faudrait à présent se soigner et trouver un chemin hors des marais. Il ne voulait cependant pas attrister trop tôt la jeune femme ; la situation était déja bien assez pénible comme cela pour le moment. Ils se reposèrent en silence un moment, aucun n’osant demander à voix haute ce que chacun se demandait intérieurement : et maintenant ? Finalement, Malfor rompit le silence :

- Les gars, j’sens plus mon bras… Aucun de vous y connait queq’chose en poison, des fois ?

- Nous non, mais notre ami Saurien nous a justement accompagnés pour nous renseigner !

Lui répondit une voix guillerette, mais fatiguée.

- Azael !

Mia bondit rejoindre le jeune homme. Malfor était coi de stupeur, et Salazar fronçait les sourcils d’un air suspicieux. Avant qu’aucun ne puisse l’interroger, Azael demanda :

- Quelqu’un a-t-il eu la bonté de le torturer pour en apprendre plus sur ce poison ?

- Pas encore, mais…

- Hm… Vous savez vous y prendre, ou est-ce que je m’en charge ?

- Non, je peux le faire. Mais je…

- Parfait, Salazar. Le plus vite sera le mieux, j’ai l’impression que notre ami n’en a plus pour longtemps avant d’être aussi vivace qu’un arbre.

Salazar s’exécuta de mauvaise grace. Il n’aimait pas les mystères au sein d’un groupe dont la survie dépendait de sa cohésion. Et le retour sain et sauf d’un aveugle en territoire aussi dangereux en était un grand.  Mais la santé du barbare était pour l’heur une priorité.

Salazar avait travaillé sur différents navires, avec différentes créatures, de différentes origines. Il avait l’oreille formée aux langues étrangères, et il était habitué à se faire comprendre sans langage. Il était aussi habitué à torturer. Il maniait sa dague préférée avec dexterité, et il savait où et comment enfoncer sa lame pour supplicier les nerfs sans trop mettre en danger la vie du Saurien, voire quel membre couper. Si la créature ne parlait pas sa langue, il communiquerait par gestes pour réclamer le remède au poison, et désignerait l’arme empoisonnée qu’il lui avait subtilisée, ainsi que la blessure de Malfor.
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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Sam 17 Déc - 18:12:06





La chimère à demi florale maitrisa sa cible facilement, se montrant bien supérieure au tyran géant. Azael eu tout le temps de rejoindre sa troupe qui, au bout de sa fuite, avait atteint la carcasse pourrie d’un gros arbre couché. Au delà de cet arbre une étendue liquide s’étalait, apparemment incontournable, mais traversé en son centre par une succession de rochers dont l’alignement formait comme un chemin. Les rochers étaient de tailles variables et les plus gros permettaient a deux personnes de s’y tenir cotes à cotes, la distance entre chacun d’eux étant franchissable à saut d’homme. Ces derniers étaient cependant très glissants et les franchir demanderait de l’adresse et un pied sur. A leur arrivée, le trio et son otage ne remarquèrent pas le chemin de pierre et l’étendue d’eau. Mais les brumes se dissipèrent à l’approche de l’aveugle, offrant une vue dégagée de l'endroit.

Secoué par le pirate, le saurien fut tenu en respect, menacé par la dague de l’homme.

- Hey, le sac à main. Tu parles notre langue ?

Le reptile répondit par un sifflement, laissant pendre sa langue serpentine. Gravement blessé, il n’était plus capable de se défendre. La grande capacité de guérison de son espèce ne suffirait pas a le sauver sans aide. Mais sa morsure était encore venimeuse, et à la moindre occasion il emporterait un de ses ennemis avec lui.

- Azael !

Criant de joie, la femelle accueillît le dernier humain. Bien que le parlant peu, les sauriens comprenaient le commun. Même si pour certains cela demande plus d’efforts que pour d’autres. Notre saurien ici comprit enfin la raison de son sauvetage.

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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Dim 22 Jan - 10:27:56

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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Dim 22 Jan - 18:22:34

Tandis que Salazar menait l’interrogatoire, Mia, qui se faisait les griffes sur l’arbre mort, dressa les oreilles. Presque immédiatement après, Azael tourna la tête dans la direction d’où provenait une voix masculine. Mia se percha d’un bond sur la branche d’un arbre proche et chercha du regard l’origine du son toujours plus proche. Azael tendit un peu plus l’oreille, incertain du danger. Au loin, il percevait une silhouette frêle à califourchon sur une monture…

- Oùùùù se trouve maaaaa fiannncéééée parfaite ?

Perplexe, il prévint ses deux compères, qui ne semblaient toujours pas avoir remarqué le chant et les bruits de sabots qui approchaient.

- Salazar, Malfor... !

Le pirate s’interrompit, et une même expression de surprise passa sur son visage et celui de Malfor. Ils remarquèrent comme un seul homme le cavalier blond sur son cheval blanc. L’individu se précipitait vers eux, mais ne semblait nullement les remarquer en retour, tout à son chant.

- Aaaaaah ! D’Eeeest en Oueeeeest, et du Noooord au Suuuuud, contre les tempêêêêêtes violentes et les vennnnts mugissants, j’ai cherché ma miiiiiiie !!!

Malfor, blême, tenta de se relever et tomba, battit des jambes pour se relever à nouveau et voulut se jeter sur le côté pour éviter le cavalier et son cheval qui sautait par dessus le tronc. La monture le percuta de plein fouet sans que le jeune cavalier ne cesse de chanter.

- Partouuuut ai-je cherchééééééé, sans jamais la trouverrrrrrr !!!!

Du haut de son arbre, la femme chat eut un hoquet de surprise.

- Le prince disparu !

Salazar n’avait évité le jeune homme que de justesse, et gardé son équilibre qu’en lachant sa victime. Cette dernière ne perdit pas l’occasion qui se présentait ; une gerbe de sang et un cri de douleur plus tard, elle échappait à son bourreau mordu au cou. Le lézard, le cavalier fou et la femme-chat avaient disparus. Salazar était à terre, gravement blessé, et Malfor avait perdu connaissance. Azael réagit sans attendre. Penché au dessus de Salazar, il murmurait des incantations dans une langue que ce dernier ne reconnaissait pas, et bougeait les mains au dessus de son cou dans ce qui ressemblait à des gestes rituels. Son bandeau d’aveugle était au sol ; des orbites pleines de sang se concentraient sur la blessure.

- L’savais... que t’étais un mage…

Balbutia Salazar d’un ton rauque.

- Ne parlez pas.

Incapable d’en dire davantage de toute façon, Salazar se laissa soigner par le rite du mage. Le regard vague, il s’efforçait de garder les idées claires pour ne pas céder à l’inconscience. Pourquoi Azael avait-il gardé ses pouvoirs secrets ? Pourquoi ne soignait-il que maintenant, quand il aurait pu venir en aide à Malfor ? Serait-il vraiment capable de le sauver ? Il avait perdu beaucoup de sang.

Le rituel d’Azael lui paraissait interminable. Sa magie était lente ; était-ce pour cela qu’il ne l’avait pas utilisé, dans les moments de danger qui auraient nécessité une intervention immédiate ? Le mage n’était cependant pas inefficace. Salazar sentait le flot de sang à son cou cesser d’affluer. Il hésita. Par orgueil, il avait gardé cette question pour lui. Mais il s’était écoulé maintenant plus d’une quinzaine de minutes depuis qu’Azael avait entamé son enchantement étrange, et sa patience céda.

- Je vais… survivre ?

Azael haussa les sourcils, pris au dépourvu. Il était beaucoup plus expressif, sans son bandeau autour des yeux.

- Survivre ?

Un long sourire se dessina sur ses lèvres. Un sourire calme et rassurant. Salazar lacha un soupire rassuré. Mais Azael poursuivit :

- Non, non, désolé.

Le coeur du pirate manqua un battement. Azael eut un petit gloussement.

- J’ai toujours été un piètre guérisseur. En fait, je n’ai jamais guéri une seule blessure.

Salazar étouffait. Le souffle lui manquait, son coeur ne battait qu’avec réticence, comme écrasé par un poids trop lourd.

- Je suis un mage de sang plutôt doué… L’un des meilleurs dans ce que je fais. Mais je ne fais pas dans la guérison. Pas directe, tout du moins. C’est pourquoi je dois parfois user de moyens détournés pour soigner.

Salazar haletait de plus en plus fort. Il ne pouvait plus parler. S’il l’avait pu, il aurait hurlé sur cet imbécile de mage. Allait-il le soigner ou non ??? Allait-il vivre ???!

- Je ne peux pas soigner le poison. Mais je peux pratiquer un transfert sanguin sur un corps empoisonné, et ainsi remplacer le sang infecté par un sang “propre”.

Salazar le fixait d’un regard plein de haine et de fureur. Le mage jouait avec ses émotions comme un chat jouait avec une souris en la laissant filer entre ses pattes pour la rattraper.

- C’est pourquoi j’ai opéré un charme qui maintient le sang infecté où il est ; dans ton cas, je l’ai immobilisé au niveau du cou avant qu’il ne se propage dans le reste du corps. Je vais ainsi pouvoir transférer le sang propre - séparé du sang empoisonné - à notre camarade nordique. Tu hériteras de son sang empoisonné, mais lui devrait guérir.

Il parlait avec un calme légèrement enjoué, comme s’il discutait du beau temps.

- Je suis désolé de ne pas pouvoir te sauver. Si cela te console de quelque façon, je n’ai pas choisi de sauver Malfor plutôt que toi ; ton sang est plus corrompu, tes chances sont moindres.

Azael se releva, et se mit à faire des gestes de la main, comme auparavant, entre Malfor et Salazar. Il tissait le sort de transfert sanguin. Ce faisant, il expliqua au pirate :

- Le sang infecté est immobilisé ; ton cerveau ne sera bientôt plus irrigué. Tu perdras connaissance, et tu mourras. Sans douleur, je crois.

Lorsque Malfor se réveilla, Salazar était mort depuis un bon moment. Azael lui avait expliqué qu’il était mort d'hémorragie, tandis que lui avait survécu au poison finalement dissipé.Malfor n’avait rien trouvé à répondre à cette nouvelle. La mort si soudaine de Salazar le perturbait. Malgré son irritabilité, Salazar était le membre du groupe que Malfor comprenait le mieux, avec un caractère bien trempé et franc. La femme chat avait un comportement plus chat que femme, et Azael… était particulier.

Sans trop savoir pourquoi, Malfor se méfiait de plus en plus de lui. Son calme imperturbable, sa mystérieuse survie après leur rencontre avec le dinosaure… Et même la mort de Salazar paraissait suspecte. Il avait bien vu la morsure sur le cou de Salazar, le garrot qu’avait fait Azael dans une tentative pour le sauver… Pourtant, son explication le mettait mal à l’aise. Il avait senti le poison se répandre en lui, aggravé son état de minute en minute. Et voila qu’il s’en était remis, sans aucun antidote. Il n’avait pas de meilleure explication à imaginer que celle d’Azael. Mais elle ne lui convenait décidément pas.

A présent, Malfor guidait en silence Azael dans les marais. Comme il tombait souvent, l’aveugle et lui ajoutait régulièrement à leur collection de blessures de nouveaux bleus. Ils suivaient la direction qu'avait pris l'inconnu à cheval. Azael affirmait que Mia avait suivi le cavalier, et puisqu’ils n’avaient aucune piste pour trouver la sorcière, autant aller là où ils pouvaient encore se trouver des alliés - aussi félins fussent-ils.
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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Ven 3 Fév - 16:44:56





Se lançant à la poursuite du prince, Mia bondit par dessus le tronc mort. Mais à peine eu elle passé l’obstacle que le jeune monarque et sa monture avaient disparus. Envolés, comme s’il ne s’était s’agit que d’un mirage. Grace a son agilité la femme chat n’eu pas de mal a se réceptionner sur la pierre glissante. Le chemin de pierres ne semblait pas praticable à cheval, mais pourtant, elle avait bien vu le prince parti par là n’est-ce pas ? Et si le cheval était tombé a l’eau elle l’aurait entendu ! Sans doute le crue-t-elle déjà au loin et tenta-t-elle de le rattraper. Bien sur la jeune femme ne pouvait pas savoir que pour le prince le chemin de pierres n’existait pas. Ce chemin n’apparaissait qu’aux personnes autorisées, en l’occurrence elle et ses amis, et se trouvait dans une forme de réalité parallèle.

À leur tour, Malfor et Azael empruntèrent le chemin de pierres. Aider l’aveugle a bondir d’une pierre glissante à l’autre ne devait pas être facile, et les deux compères durent surement nourrir les sangsues à plusieurs reprises. Après une dizaine de sauts des mains se dressèrent des eaux tout autour d’eux. Des mains verdâtres, guirlandées d’algues, et aux ongles noirs et pointus. Leurs bras longs et décharnés se tendirent vers les deux hommes pour les saisir aux chevilles et les entrainer sous l’eau. Bien que faméliques les mains avaient une poigne de fer et ne lâchaient qu’une fois tranchées.

S’ils passaient cette première épreuve les deux compères auraient à en affronter une autre.

Quelques mètres plus loin, chacun leur tour, le viking et l’aveugle se retrouverait face à leur plus grande frayeur. La phobie de l’un puis de l’autre matérialisées. Affronter ces peurs serait le seul moyen d’avancer plus loin, mais les deux hommes pourraient chacun s’aider.

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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Dim 2 Juil - 17:19:29

Plus de prince !? Plus de prince... Et.. Oups ! Plus d'humains sans yeux ! Le pelage de la femme-chat se hérissa d'embarras. Elle eut beau tourner sur elle-même et jeter tout autour un regard perçant qui déchiffrait les ténèbres, son employeur n'était nulle part. Quand l'avait-elle perdu ? Elle renifla l'air, à la recherche de l'odeur de fer de l'humain. Son nez se retroussa, incommodé par les odeurs nauséabondes des marais. Elle ne le retrouverait jamais parmi toutes ces odeurs fortes ! Ses oreilles de chat s'affaissèrent, marquant une cruelle déception. Elle finissait toujours par les perdre, ses employeurs... et l'argent promis qui allait avec. Ca n'avait pas été trop grave avec les autres, parce que la plupart lui avaient parlé comme à une bête sauvage. Mais l'Azael lui parlait comme il parlait à ses compères, d'un ton amical et chaleureux. Ca avait été sympathique, de le guider dans cette mission. Et ça aurait été sympathique, de toucher enfin de l'argent.

Des bruits de pas. Ses oreilles se redressèrent, à l’affût.

- L'Azael !!

Cria-t-elle en accourant vers l'humain sans yeux. Fière de l'avoir retrouvé, elle partagea avec lui le succès de sa mission :

- Je n'ai pas perdu mon argent !

L'air un peu perplexe, mais le sourire sincère, Azael la félicita chaleureusement.

- J'en suis ravi, Mia.

Elle lui rendit son sourire, et adressa au mercenaire blond un petit regard arrogant. Elle n'avait pas perdu son employeur, elle. Est-ce que son rival humain pourrait en dire autant d'ici la fin de la mission ? Cette pensée fit germer en son esprit une idée alléchante : s'il perdait l'Azael, est-ce qu'elle toucherait sa part à lui en plus de la sienne ? Elle aimait bien l'humain du nord, mais elle aimait bien aussi l'argent. C'est alors qu'elle réalisa :

- Où est l'humain pas content ? Il a perdu l'Azael ?

Malfor ouvrit la bouche, sur le point de parler. mais il la referma presque aussitôt, ravalant un ton accusateur qui n'aurait pu que lui attirer des problèmes. Il allait finir cette mission, prendre son argent, et il n'aurait plus rien avoir à faire avec ce type du Valnor. Ou aucun type du Valnor, d'ailleurs.

- Non. C'est nous qui l'avons perdu.

Dit l'aveugle d'un ton doux. Pressé de poursuivre -et surtout de finir- sa mission, Malfor intervint :

- Y a d'la flotte si on continue par là. Tu peux nager ? On a un chemin de pierres, mais je crois pas que tu sois trop bon à la marelle, toi ?

- Pas vraiment. Mais je le suis encore moins à la bataille navale.

Répondit-il, son regard bandé fixé sur les eaux indéchiffrables.

- Ces eaux sont pleines de créatures que je n'ai pas envie de rencontrer.

Chacun se tut, pensif. Le silence dura. Mia, ennuyée, se pencha au dessus des eaux pour essayer de voir au travers les créatures dont parlait l'humain sans yeux. Alors que Malfor la tirait de force en arrière pour l'éloigner, provoquant des feulements outrés auxquels il répondit par des injures, Azael retira son bandeau. Le néant autour de lui prit les couleurs carmin de la dimension du sang. Mia et Malfor n'étaient plus que des silhouettes rouges très floues, tandis qu'un cercle de runes de sang brillait autour de lui d'une clarté intense. Azael n'appela aucune des créatures nées de sa magie noire et dont il sentait la présence. A la place, il se contenta d'ouvrir la main et d'appeler une fiole qu'il avait entreposé dans la dimension quelques jours plus tot, parmi énormément d'autres fioles au contenant similaire. Une simple fiole de sang. Un sang sans réelle valeur, qui plus est : ni pur, ni royal, ni démoniaque, ni magique. En remettant son bandeau, il ferma les portes de la dimension de sang. La fiole de sang, en revanche, était toujours au creux de sa main. Il s'avança entre Mia et Malfor, qui interrompirent aussitôt leur dispute pour attendre le verdict de leur traversée.

- Mia ? Pouvez vous prendre ceci ?

Il lui tendit la fiole, qu'elle prit et renifla avec circonspection. L'objet expirait une odeur proche de celle qui accompagnait toujours l'Azael. Une odeur de fer.

- Voudriez-vous passer la première sur le chemin et déposer du contenu de la fiole sur tout le bord de chaque pierre ?

La femme félin acquiesça, geste inutile aux yeux d'un aveugle. Mais Azael prit pour acquise son approbation et dit au nordique :

- Malfor, j'aurais besoin que vous passiez derrière moi. Vos flèches pourraient servir.

Malfor se tut, les lèvres pincées. Il fixait la fiole dont Azael n'avait pas expliqué le contenu ni l'utilité. Devait-il s'en méfier ?

Mia s'élança avec agilité sur le chemin de pierres. Elle faisait paraitre l'étape simple comme un jeu d'enfants. Elle mesurait avec une adresse toute féline la force de ses élans, et malgré l'humidité des pierres, ne glissait qu'à peine. Bientot, son passage fut entièrement pavé de signaux sanglants. Azael voyait le chemin. Celui-ci se superposait en cercles rouges aux silhouettes de créatures se mouvant au dessous. L'aveugle ne reconnaissait pas précisément leur nature, mais la forme ne lui inspirait aucune confiance. Mieux valait ne pas le découvrir, et rester sur le chemin de pierre - pour lui, le chemin de sang.

Arrivée au bout du chemin, Mia avait fait un bond de joie sur la terre, avant de repartir en courant sur le chemin. Elle attendait Azael sur la seconde pierre, prête à lui venir en aide en cas de chute. Malfor avait ressorti son arc et était tout autant sur le qui-vive. Azael prit une profonde inspiration, et sauta. Son pied dérapa sur la pierre, mais il se rattrapa en ouvrant les bras pour retrouver son équilibre. Le regard perplexe de Malfor laissa place à une compréhension soudaine. Il ne dit rien de sa découverte, mais suivit le mage de sang un peu moins à contrecoeur. Les cercles de Mia n'étaient que du sang, et l'aveugle un mage capable de voir le sang. Ainsi, les trois compères avancèrent chacun à la suite de l'autre. Mia était en tête, mais chacun se déplaçait au rythme d'Azael pour mieux lui porter secours. Par deux fois, l'aveugle glissa dans l'eau, mais il se raccrochait immédiatement aux pierres pour s'y hausser. Mia avait tenté de l'aider en lui tendant le fourreau d'un de ses sabres, mais n'avait réussi qu'à lui frapper la tête. Toutefois, l'aveugle en ressortait avec de simples sangsues dont il se débarrassait aussitot, et une bosse au crane. Malfor, lui, tombait une fois sur deux, et jurait en crachant de l'eau tandis qu'il s'extirpait de l'eau.

Au milieu du parcours, néanmoins, la compagnie du barbare s'avéra utile. Lorsque des mains surgirent pour arracher Azael au chemin, il lacha des flèches plus précises et fiables que son pas. Azael s'accroupissait pour ne pas tomber, jusqu'à ce que Malfor l'ait délivré des créatures aquatiques. Ce dernier cessa alors de le suivre et s'arrêta pour viser les mains jusqu'à ce que l'aveugle soit arrivé sur la rive opposé, auprès de Mia. Il rangea ensuite son arc, qu'il échangea pour un poignard, et sauta d'une pierre à l'autre. Lorsque les mains se saisir de lui, il s'abaissa et trancha net. A la fin de son parcours, il ponctua son arrivée par un :

- Putain de bordel de chiasse de connasses casse-couilles à la con !!

A la surface de l'eau flottaient des mains tranchées. Azael, qui en observait les artères, sourit en trouvant que l'une d'entre elles semblait dresser le majeur à leur attention. Soudain, un hurlement mêlé de feulements stridents lui déchira les oreilles. Mia se rua vers lui, et atterrit sur ses épaules en un bond surhumain. Elle accrocha ses mains autour de sa tête - sur n'importe quel humain, le geste aurait destabilisé. Azael était depuis longtemps habitué à l'impression constante qu'on lui cachait les yeux, et ne se formalisa pas de l'aveuglement forcé. En revanche, le poids de Mia le gênait.

- Mia !! Que se passe-t-il ?!

Il s'appuya sur Malfor pour éviter que le félin agité sur ses épaules ne le renverse, et guetta les alentours, alerte. A sa surprise et à celle de Malfor, la femme-chat pointa un doigt tremblant devant eux, désignant une silhouette de petites artères qu'Azael n'identifia pas tout de suite. La voix incrédule de Malfor s'éleva.

- C'est... c'est la p'tite grenouille là, qui t'fait pousser des ailes au cul, Mia ?

- CRAPAUD !!! CRAPAUD !!!!

Pleura Mia en s'agitant de plus bel sur Azael. L'aveugle éclata de rire et s'approcha de l'amphibien pour le virer du passage. Son rire se changea en hoquet de douleur lorsque les griffes de la femme-chat poussèrent sur son visage. Malfor le devança en sortant une flèche de son carquois, et planta l'arme dans l'amphibien. Il aurait voulu le garder avec lui pour leur prochain repas, mais Mia couvait la bête d'un regard paniqué, et il la balança à regrets dans les eaux derrière lui. Avant même qu'il ne tombe, le crapaud disparut.

- Qu'est-ce que c'est que c'te merde ?

Demanda Malfor. Seule soulagée de la disparition du crapaud, Mia descendit d'Azael, qu'elle laissait le visage tout balafré de fines cicatrices.

- On dirait...

Commença Azael, en pleine réflexion sur les différentes magies pouvant expliquer le phénomène. Il s'interrompit, le souffle coupé. Malgré son bandeau, son air de surprise et d'horreur était ostensible. Mia dressa les oreilles, et Malfor sortit son carquois. Mais aucun ne vit de raison à l'état de l'aveugle.

- Quoi ? Qu'est-ce qu'y a ?

Azael se mit à tourner la tête dans toutes les directions, comme à la recherche de quelque chose. Il avait le souffle court, et le teint livide.

- L'Azael ?

Mia appela en vain. Azael cherchait frénétiquement, et désespérait de ne pas trouver. Il commença à haleter, puis à réciter des incantations d'une voix apeurée en dessinant des symboles dans les airs. Il avait l'air d'avoir perdu la raison. Mia tendit la main et lui serra doucement l'épaule. Le contact surprit l'aveugle, qui sursauta et la repoussa violemment. Il gardait les mains tendues en avant, comme un... aveugle. Soudain, Malfor envoya son poing vers Azael. Mia cria, mais l'aveugle ne remarqua rien et continuait ses incantations suppliantes. Malfor avait arreté son poing juste devant son visage. Il le rabaissa et appela Azael.

- Azael ! Calme-toi ! C'est pas grave, mon pote, ça va passer. On est là pour te guider de toute façon, pas vrai ? T'as pas besoin d'y voir clair, on est là. On va te protéger.

Dans son for intérieur, Malfor était rassuré. Il n'avait pas confiance en le mage de sang. Pourquoi gardait-il sa magie secrète ? S'il n'était plus capable d'y voir, il n'était plus capable de les trahir, comme il avait surement trahi Salazar. Peu importait les raisons de la perte de sa magie, mieux valait encore que le Valnori ne l'ait plus. Mais Azael perdait tout contrôle, et rien de ce que Malfor lui disait ne le calmait. Son front  était couvers de sueur, sa respiration s'accélérait toujours plus. Il avait arraché son bandeau, découvrant des paupières closes et déformées par l'absence de globes. Intimidée, Mia tenta de comprendre la situation.

- L'Azael a peur parce qu'il ne voit plus avec ses autres sens ? Pourquoi est-ce qu'il ne voit plus ?

Ces mots parvinrent jusqu'au mage. Il tourna la tête vers Mia, et parla enfin de manière compréhensible.

- Mia, de quoi avez-vous peur ? Vite, dites-moi ! Les crapauds, c'est votre pire phobie ? N'est-ce pas ? REPONDEZ !!

Choquée par le ton véhément de l'humain habituellement si doux et serein, Mia ouvrit la bouche sans que les mots ne sortent.

- REPONDEZ MOI !!!!

- Oui ! Oui...

Sa réponse eut l'effet d'un baume sur l'aveugle. Toujours secoué, il essuya la sueur sur son front, et appela d'une voix plus amicale.

- Pardonnez-moi. Je ne me sens pas bien. Ca va passer. J'ai... J'ai besoin d'un instant. Pouvez-vous m'aider à m'asseoir, Mia ?

La femme chat ne comprenait pas ce qui se passait, mais elle l'aida de bon coeur, ravie de retrouver son employeur gentil. Elle lui tendit la gourde d'eau qu'il lui demanda, et attendit patiemment. L'Azael reprenait doucement sa respiration. Quelques minutes plus tard, il avait recouvré complètement son sang froid. Malfor crut voir le creux derrière ses paupières s'emplir, comme si ses yeux lui revenaient, mais l'aveugle noua son bandeau avant qu'il n'en ai la certitude. Un petit sourire poli - son sourire habituel - se dessina sur ses lèvres lorsqu'il se releva. Malfor tentait de comprendre. Avait-il recouvré sa vision de sang ? Mais pourquoi l'avoir perdue, d'abord ? Et pourquoi l'avoir perdue ensuite ? La tournure des événements ne lui disait rien qui vaille.

- On peut y aller ?

Il était pressé d'en finir. Mais Azael l'arrêta.

- Malfor. De quoi avez-vous peur ?

- Moi ? De rien, pourquoi ?

- Vous êtes sur ? C'est important.

Un grognement de fauve les tira de leur discussion. Ca venait de devant. Les ombres masquaient la bête, qui avait un grondement pareil à celui d'un loup, mais beaucoup plus puissant. Ils n'en voyaient rien, mais un vent malodorant les frappa tous, balayant leurs vêtements en arrière. Le souffle de la bête. Le grognement s'intensifia, se fit plus menaçant. C'était un grognement rauque et sorti des tréfonds d'une gorge énorme. Le loup géant découvrit ses crocs, et son grognement frappa plus fort que le tonnerre. Il était de la taille d'une montagne. Mais il n'était encore qu'allongé, retenu au sol par des chaines. Mia, Malfor et Azael ne bougeaient pas, tous pétrifiés. Il n'y avait nulle part où fuir. Le loup était gigantesque. Il tira sur ses chaines d'un mouvement brusque. Celles-ci tremblèrent. Il arriva à se relever un peu. Il tira plus. Plus fort. Et plus fort. Petit à petit, le loup gigantesque se levait, et ses chaines se dérobaient. Il était de plus en plus grand. Il devenait si grand que les marais sombraient petit à petit sous son corps gigantesque qui grandissait sans arrêt. Ses pattes s'allongeaient tant et tant que le groupe d'Azael se retrouva contre ses griffes. Il grandissait et grandissait, et bientôt, comme le redoutait Malfor, Fenrir serait assez grand pour se libérer complètement. Alors il se relèverait, et il engloutirait le soleil. Et il engloutirait la lune. Et il engloutirait toute forme de vie.

- Malfor...

Repoussés par les griffes grandissantes du loup, les trois aventuriers s'étaient chacun attrapés par un bras pour rester groupés. Malfor tourna un visage terrifié vers Azael. Sans prévenir, ce dernier abattit son poing sur le barbare, de toutes les forces que lui inspirait la peur de Fenrir. Le barbare tomba inconscient. Azael ne pouvait qu'espérer que cela suffirait. Si Fenrir ne disparaissait pas en même temps que la conscience et la peur du viking, alors il lui faudrait tuer son employé. Et même alors, il n'était pas sur que Fenrir disparaitrait. Il ne connaissait pas la magie en oeuvre. Il pouvait seulement ressentir sa puissance, et en déduire qu'il approchait du but. A condition de rester en vie.
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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Lun 3 Juil - 18:15:03





Gleipnir se brisa finalement et Fenrir se libéra de toutes ses chaînes. Dévorant le soleil, il plongea les marais dans l’obscurité et poussa un rugissement terrible ! Ragnarök était là !
Le loup présenta ensuite ses crocs à la lune et disparut comme s’il n’avait été qu’un mirage, un rire aigüe raisonna. Un rire pervers, sans joie, semblant n'être que pure malveillance.

GNiiii Hi Hi Hi Hiii !

Lorsque les derniers éclats de ce rire moururent la nuit céda de nouveau place au jour. Les trois héros étaient presque au bout du chemin de pierres et il ne leur faudrait que quelques sauts pour apercevoir enfin l’autre rive. La rive fangeuse d’une petite île couverte de roseaux et d’herbes aquatiques. Ça et là des champignons ou des restes d’ossements brisaient parfois la monotonie de la vase à la fermeté inégale. Ainsi que quelques fleurs des marais, seuls touches de couleur dans cet océan brun-vert. Au cœur de l’île se trouvait une vieille bicoque pourrissante. La légère fumée s’échappant d’une cheminée biscornue laissait voir que l’endroit était habité. Trois marches de bois menaient à une porte non fermée a clef. Une fois devant, les nez fins pourraient sentir le fumet d’un bouillon de poule... ou quelque chose approchant.



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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Dim 9 Juil - 12:48:13

L'Azael frappa violemment le Male Fort, qui tomba inconscient. Mia cria, cramponnée aux deux humains tandis que la patte grandissante du loup les repoussait toujours plus loin. Puis le monstre atteignit sa taille finale, et elle put lacher les deux hommes. Elle bondit sur le Male Fort et l'enlaça pour le protéger de son corps, incapable de fuir ou de songer à meilleure parade. Elle avait plus peur que jamais, plus que devant le crapaud, mais elle ne pouvait pas abandonner l'humain ! L'Azael lui hurla quelque chose qu'elle ne comprit pas ; le loup faisait trembler la terre, hurlait de rage un hurlement plus puissant que l'orage.

En approchant du soleil, le loup avança une patte qui éclipsa toute lumière et qui allait les écraser. Mia plongea la tête contre le torse du Male Fort pour se couvrir les yeux. Mais rien ne vint les recouvrir. Elle releva la tête. Une énorme cage thoracique les surplombait et s'enfonçait dans le sol sous le poids du loup, les protégeant tous. Non. C'était l'Azael qui les protégeait. Au centre du squelette géant - qui paraissait minuscule sous la patte gigantesque -, l'humain-qui-voyait-sans-yeux hurlait des ordres dans une langue inconnue. Il avait retiré son bandeau, et arborait des yeux de sang à la place des globes oculaires. Il était le maitre de la bête qui les enveloppait de ses os. Le squelette n'était qu'os et lambeaux de chair. Ses os luisaient comme l'acier, et avaient la couleur de l'argent. Ils semblaient plus résistants que tout, et pourtant, ils commençaient à ployer.

Le loup avança encore. Ils avaient survécu à son passage. Il ouvrait la gueule pour dévorer le soleil, noyant les marais dans les ténèbres les plus profondes. Mia n'y voyait plus, malgré sa vision de chat. Elle n'entendit pas le familier de mithril disparaitre, ni Azael approcher, ni le poignard s'enfoncer dans l'oeil de Malfor. Elle n'entendit rien car le rugissement de Fenris-Loup couvrait tout Calypta et l'assourdissait tant qu'elle s'attendait à tout instant à ce que son crâne explose. Elle sentit une main la relever de force, et l'entrainer par le bras. Elle avançait à l'aveuglette, et suivait à défaut d'une autre réaction. Elle ne pensait plus, elle n'était plus que peur et certitude d'une mort imminente.

Un rire aigu résonna, et avec lui réapparurent la lumière et les marais. C'était comme si l'horrible voix avait déchiré le cauchemar dont ils n'arrivaient pas à se réveiller. Mia regarda tout autour d'elle. L'Azael se tenait derrière elle, les yeux fermés, son bandeau dans la main. Ils n'étaient pas au loin, là où la patte géante les avait repoussés, mais de nouveau sur le chemin de pierres. Le Male Fort n'était pas là.

- Est-ce que... C'était pour de faux ? Comme un rêve ?

Demanda la voix tremblante de Mia. Elle cherchait le nordique du regard. Azael lui répondit en nouant son bandeau autour de ses yeux.

- Oui, Mia. Ne craignez rien, c'est fini maintenant.

- Mais... Le Male Fort est où ?

L'Azael ne souriait pas. Il abaissa la tête.

- Je suis désolé, Mia. Je crois qu'il est tombé à l'eau durant l'illusion, et qu'il s'est noyé.

Mia se pencha vers les eaux troubles dans une position plus féline qu'humaine. Elle bondit de pierre en pierre, et s'approcha du bord pour mieux chercher leur compagnon, mais on ne pouvait rien distinguer dans les eaux. Elle hésita à plonger, et se mordit la lèvre, en proie à un sentiment d'impuissance. De grosses larmes coulèrent le long de ses joues. Et puis elle secoua la tête, et avança. Elle avait une mission. Elle devait guider et protéger l'Azael, et elle rentrerait avec l'argent, le succès, l'argent, et une bonne réputation qui ferait taire ceux qui se moquaient d'elle. Et de l'argent, aussi.

Azael parvint à sauter dans les dessins de sang que Mia lui laissa. Il fut soulagé lorsque enfin ils atteignirent la rive. Il ne voyait peut-être pas mieux la terre que l'eau, mais il se sentait définitivement plus à l’aise sur la terre ferme. Ou, en l’occurrence, sur la terre vaseuse. Il demanda à Mia de lui décrire le paysage, dans l'espoir d'y trouver un indice trahissant la présence de celle qu'il recherchait. La magie qui les avait affrontés était d'une incroyable puissance, et protégeait peut-être une mage non moins incroyable. Ils tournèrent longtemps en rond sur l'île ; Mia lui décrivait de "jolis champignons", des "herbes amusantes", et tout un tas d'autres détails peu utiles, mais ne lui parla de la vieille bicoque que lorsqu'il se décida à lui demander si elle savait d'où venait le fumet auquel leur ventre répondait depuis leur arrivée sur l'ile.

Le mage de sang hésita un instant. Et il monta les marches du perron, guidé par la femme chat. Il ne voyait rien à l'intérieur, pas d'artères formant une silhouette humanoide. Il frappa néanmoins à la porte et patienta poliment, comme un paisible badaud en visite dans un petit village.
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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Dim 9 Juil - 21:39:03





Que le Grand Cric me croque ! Nous avons de la visite gniii ! Qui viens voir cette bonne Lucrécia ? Tire la chevillette et la bobinette cherra ! Gniii hi hi !

À l’intérieur de la masure se tenait une vieille femme si laide que le mage était béni d’être aveugle. Difficile de dire si elle était humaine ou non, mais son âge avancé la faisait sembler hors du temps. À l’aide d’un bâton, la vieillarde remuait le contenu fumant d’un chaudron noir presque aussi grand qu’elle. C’était de ce chaudron qu’émanait l’odeur de bouillon.

Quel beau jeune homme ! Gniiii ! Comment s’appel-t-il ? Veut-il de la soupe d’yeux de la douce Lucrécia ?

Son sourire accueillant se tourna alors en direction de la femme chat.

L’alked peut en avoir aussi. Gniii hihi ! La pauvre Lucrétia n’a pas beaucoup de visites !

Cherchant deux bols de bois, elle cracha dedans en guise de nettoyage et les remplis avant de les porter sur une table crasseuse infestée de vermines fuyantes.

Asseyez-vous ! Fit-elle écrasant un vermisseaux sous un bol.

Gnii hi hiii ! Alors ? Que peut faire la grande Lucrécia pour vous ?




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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Mar 11 Juil - 19:28:37

Mia poussa un hurlement suraigu qui fit sursauter le mage. Décontenancé, il plaqua sa main sur la bouche de la femme chat pour éteindre ses cris, et mieux entendre la silhouette de veines au devant. La voix qu'il perçut était celle d'une vieille femme. Azael eut un sourit radieux. Quelle vieille femme pouvait survivre dans un tel endroit, si ce n'est une sorcière aux pouvoirs plus terrifiants encore que les marais eux memes ? Il détacha lentement sa main de Mia, s'assurant qu'aucun son irritant n'en sortait avant de la libérer complètement, et approcha. Le compliment de la vieille mage le fit sourire de plus belle.

- Merci ! Je me suis toujours posé la question. C'est rassurant, de l'entendre dire d'une femme qui n'attend pas après ma bourse.

Loin derrière, Mia restait pétrifiée près de la porte. Le double sens de la plaisanterie d'Azael lui échappait complètement, et échoua à la détendre. Elle voulait fuir, mais elle en avait après la bourse d'Azael ; elle résistait de son mieux pour ne pas saboter la mission et perdre la somme promise.

- Je me nomme Azael, et voici ma compagne de voyage, Mia.

Avant qu'il ne trouve un prétexte louable pour refuser, la vieille femme se mit à leur servir un repas.

- C'est très aimable à vous. Nous mourons de faim. Mia ?

Il tourna la tête, invitant la jeune femme à le rejoindre. Le geste, sans regard à diriger, pouvait paraitre insensé. Mais beaucoup de gens réagissaient à cette simple imitation de regard accueillant. Mia trépigna légèrement sur place, indécise. Au bout d'un moment, elle se laissa convaincre par le souvenir de l'argent promis après mission, et rejoignit Azael d'une étrange démarche lente et qui lui abaissait un peu le dos. Puis, l'appétit et la faim prirent le pas sur sa méfiance. Elle saliva d'avance. Son bonheur fut de courte durée ; elle ouvrit des yeux horrifiés à la vue de la sorcière crachant dans leur bol. Elle voulut prévenir l'humain-sans-yeux. L'humain voyait sans doute beaucoup par ses autres sens, mais ça, il l'avait manqué ! Un drôle de grognement impatient lui roula dans la gorge alors qu'elle cherchait une façon subtile de l'avertir. Rien ne lui vint à l'esprit, et elle dut se résoudre à s'asseoir devant son repas écoeurant.

Azael n'avait pas plus envie qu'elle de boire au bouillon, mais pour des raisons très différentes. Natif du Sahoc, il avait appris à se méfier de tout ce qu'un étranger lui servait de bon coeur. Il inspira longuement le fumet de bouillon, faisant mine d'en apprécier l'odeur. Il ne reconnut pas le parfum d'un poison. Certains n'en avaient pas, toutefois... Qu'à cela ne tienne, il n'avait pas vraiment le choix ! Ignorant les petits points de sang un peu partout autour de lui et qu'il devinait être des insectes, il avala plusieurs gorgées du bouillon. Il entendait, à côté, les reniflements de Mia, dont il se demandait si elle pleurait en silence, ou si elle humait le bouillon.

Lorsque la sorcière s'enquit des raisons de leur présence, il posa son bol. Il souriait toujours, mais de façon plus subtile. Sa façon à lui d'exprimer un intérêt particulier. Les bavardages superficiels et manières étaient laissés de côté.

- J'ai entendu parler d'une grande mage qui vivrait dans les marais. Elle serait capable de réaliser les voeux de celui qui affronte les dangers pour la trouver. Je suis venu ici dans l'espoir qu'elle m'aiderait à retrouver une vue... humaine.

Mia avait cessé de pleurnicher. Elle observait l'Azael avec attention, même si de temps à autre, ses griffes se plantaient par réflexe dans un vermisseau gigotant.

- J'ai essayé un nombre incalculable de sorts et rituels. Mais chaque fois, les yeux que j'en rapportais étaient instantanément... détruits.

Azael parlait avec douceur et plus lentement que de normal. Les mots sortaient moins aisément. Derrière le petit sourire de plus en plus forcé, sa voix trahissait une rage contenue. Illustrant son récit, il dénoua son bandeau, et ouvrit les paupières. Les yeux de sang qu'il ouvrit ne lui permirent pas de voir si la sorcière reconnaissait la magie du sang spécifique à ces globes. Ils lui permirent, comme toujours, d'entrer immédiatement dans la dimension de sang, où la magie sanguine était plus puissante, et plus facile à pratiquer. C'étaient ces mêmes yeux, dont dépendait une partie de ses pouvoirs, qui détruisaient chaque fois les globes invoqués au prix de lourds sacrifices.

- Mes recherches m'ont porté à croire que les yeux que je voulais étaient incompatibles avec ceux que j'avais... et que j'entendais garder. C'est ainsi que je suis venu ici, convaincu qu'il n'en était rien, et qu'il devait exister au moins une personne capable de me rendre la vue, sans m'en ôter une autre.
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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Mer 12 Juil - 23:09:10




La sorcière en savait beaucoup sur un grand nombre de magies, même ceux des autres éléments, et reconnue sans peine les yeux de sang d'Azael. Elle pouvait même voir la dimension du sang ouverte par le valnori.

Ces yeux sont rares ! Gnihihi ! Mais leur magie est gourmande ! Lucrécia peu faire ça pour toi joli-cœur, mais il va falloir faire quelque chose pour elle !

Son sourire édenté se tourna brusquement vers Mia. Fixant la jeune femme comme s’il était plus perçant que celui d’un aigle, le regard mort de la sorcière avait quelque chose d’extrêmement dérangeant.

L’alked aime sa soupe ? Elle peut en avoir plus si elle veut !

Bien qu’amical, le ton était brusque et avait quelque chose de menaçant. Le bol de la femme chat vit son contenu se re-remplir de lui-même, des yeux de chat flottant en surface. Revenant a Azael, la sorcière poursuivit comme si de rien n’était.

Dans les sous-sols, au delà de la mer de feu, Lucrécia à perdu sa pierre d’Elenglîn. Gniiii ! Si tu lui rapporte, mon mignon, Lucrécia te donnera ce que tu cherche !

La sorcière faisait bien sur référence au royaume souterrain, dont l’entrée la plus connue se trouvait aux Grottes du Tisserand, dans l’Ombreterre. Du moins était-ce les rumeurs. Mais ces grottes étaient aussi connues pour être des repaires d’arakks.


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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Ven 14 Juil - 10:20:35

Mia poussa un glapissement de désespoir. Elle avait petit à petit réussi à boire un tiers du bouillon, au prix de gros efforts pour ne pas tout régurgiter depuis la première gorgée. Et maintenant, voila que le bol était de nouveau plein !! Mais même pour elle, la menace était évidente. Les larmes aux yeux et continuant à renifler, elle but sans reprendre son souffle. De violentes crampes lui assaillirent le ventre sitot le liquide englouti ; elle avait l'impression de sentir les yeux gigoter dans son ventre. Prise de hoquets, elle se mit la main sur la bouche pour empêcher le contenu de son ventre de franchir ses lèvres.

Azael, d'habitude si plein de prévenance, l'ignora complètement. Il était tout à sa discussion avec la sorcière, plus concentré que jamais. Des vermisseaux lui escaladaient la main sans qu'il ne s'en rende compte. Ses yeux de sang brillaient d'ambition.

- A votre service, Dame Lucrécia. Pouvez-vous me décrire l'apparence et les effets de la pierre d'Elenglîn ?

Tout en l'écoutant avec attention, le mage renouait son bandeau, estompant les traits rouges du plan sanguin. Lorsqu'il eut suffisamment d'informations, il hocha la tête.

- Nous vous remercions de votre hospitalité et de votre générosité. Nous allons de ce pas nous préparer pour l'Ombreterre.

Il finit à son tour le peu de bouillon que son bol contenait encore, se leva pour s'incliner devant la sorcière, et tendit la main à Mia pour qu'elle l'aide à descendre les marches hors de la bicoque. La jeune femme s'empressa de le tirer vers la sortie, manquant le faire tomber. Elle s'en irait vomir dès qu'elle serait assez éloignée de la bicoque maudite.
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MessageSujet: Re: A l'aveuglette [PV Lucrécia] Ven 14 Juil - 12:05:55




Ce n’est qu’une simple pierre brillante ! S’impatienta la sorcière.

Azael put voir en esprit l’image d’une pierre blanche piqueté d’éclats diamantins. Lisse et légèrement ovale, la pierre avait une broche pour écrin.

L’image disparut.

Trouve l’Elenglîn et Lucrécia te remerciera !

Le sujet semblait clôt. Et plus de questions risquait d’agacer leur hôte. Mais les informateurs ne manquaient pas en calypta, et le marché noir comptait les meilleurs. Avec un peu de débrouillardise l’aveugle en apprendrait plus su l'objet de sa quête.


Spoiler:
 





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